En cette journée de commémoration de l’armistice de la Première Guerre mondiale, un petit complément utile pour les élèves de 3e qui travaillent actuellement sur le Monument aux Morts de Vierzon en Arts Plastiques pour compléter l’étude faite en Histoire dans le cadre du Parcours Citoyen "Quelle utilisation de la mémoire de l’histoire ?"
Entre l’Yèvre et le canal de Berry, Karcher, architecte-statuaire plante un jardin art-déco au milieu duquel s’érige le Monument aux Morts de Vierzon-ville. Le square Lucien-Beaufrère (square pour square (jardin fermé) et Lucien-Beaufère pour rendre hommage au maire de Vierzon qui administra la ville de 1929 à 1935. C’est lui qui suit les travaux initiés par son prédécesseur, Emile Péraudin, sur les terres de l’ancienne abbaye bénédictine de Saint Pierre) est classé Monument historique depuis 1996.
Le style Art déco tire son nom de l’exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925 à Paris. « Art de vivre, modernité, c’est cela que cherchent les amateurs de ces lignes géométriques de l’Art déco » précise Isabelle Papieau, sociologue de l’Art, venue présenter, à Vierzon, une conférence à l’occasion du centenaire de la naissance de la manufacture Denbac, 1909/2009. Le jardin du square Lucien-Beaufrère de Vierzon, possède des colonnes, des courbes, mais aussi des matériaux issus de l’ère industrielle : ciment armé, ferronerie, électricité...
L’Art déco dans l’entre-deux guerres est une véritable mode, développée après l’Art nouveau (formes ondulantes et détaillées). Il faut des formes abstraites, stylisées, une ornementation riche, et beaucoup d’effets de couleurs et de mise en lumière, partout et sur tout : le marbre, la mosaïque, le verre gravé, le vitrail... Et le grès de l’entreprise Denbac..