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Publié : 15 mai 2011

Chapitre IV

Après être tombé dans ce sombre tunnel, je n’avais d’autre choix que de l’explorer. Je n’arrivais pas à comprendre ce qui venait de se produire, pourquoi m’avoir poussé ainsi ? Il faisait noir mais j’avais un briquet, ce qui peut toujours être utile et ce fut le cas. Néanmoins la lueur était trop faible pour voir où je mettais les pieds. J’allongeais le bras pour voir si je ne pouvais rien trouver qui renforcerait ma visibilité et je vis un morceau de bois, qui me servit de torche quand je l’eus enflammé. Je voyais nettement plus clair et je me pris un instant pour un explorateur en quête d’un mystérieux trésor, ce qui me remonta un peu le moral car, il faut l’avouer, celui-ci était au plus bat. Je continuais ma route quand une ombre immense me fit reculer d’un bond et je me mis alors à trembler de tout mon être. Peu à peu l’ombre grandissait, et je m’attendais à voir un énorme monstre mais je me rendis compte qu’il ne s’agissait que d’un simple rat. Je rigolai à en pleurer devant l’homme ridicule que je venais d’être. Un monstre et puis quoi encore ! Je me relevai et repartis. Mais hormis des rats, des souris et des toiles d’araignées je ne trouvais pas grand chose dans ce tunnel.
J’avais l’impression d’avoir marché pendant des heures et de tourner en rond. Je me posai un instant quand je sentis un courant d’air me passer dans le dos. J’eus un frisson puis, après un instant de réflexion, je compris que s’il y avait un courant d’air, il y avait une sortie et que celle-ci devait être proche. Je tâtais le plafond et je sentis un endroit se soulever. Je poussai de toutes mes forces et la dalle bougea. Je sortis et après ces heures passées dans cet endroit je respirais l’air frais de dehors. Je cherchai ma femme et mon chien, et je ne retrouvai que mon fidèle compagnon, qui faisait une mine triste. La panique me prit et je me mis à chercher ma femme, fouillant ciel et terre mais je ne la retrouvais pas. Je restais seul avec mon chien. Mais où était-elle ? Je compris alors ce qui s’était produit, ce machiavélique docteur m’avait poussé pour gagner du temps, pensant que ce tunnel serait un véritable labyrinthe. J’avais peur, pas pour moi mais pour Louise, car je ne savais pas ce qu’il allait lui faire.